miércoles, 29 de junio de 2016

Le pont




Les feuilles mortes tombent dans l’air dormant.
Vois, mon cœur, ce que l’automne a fait à ta chère île :
Comme elle est pâle !
Quelle orpheline au cœur tranquille !
Les cloches sonnent, sonnent à Saint-Louis-en-l’Isle
Pour le fuchsia mort de la patronne du chaland.
Tête basse, deux vieux chevaux très humbles, somnolents, prennent
          leur dernier bain.
Un gros chien noir aboie et menace de loin.
Sur le pont, il n’y a que moi et mon enfant :
Robe fanée, faibles épaules, visage blanc,
Un bouquet dans les mains.
O mon enfant ! Ce temps qui vient !
Pour eux ! Pour nous ! O mon enfant !
Ce temps qui vient !


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